les enseignes lumineuses contiennent du mercure !

Cet article est le fruit d'une interpellation d'un salarié qui travaille dans une entrerprise d'enseignes lumineuses en Alsace. Ces dernières contiennent du mercure.

Le mercure est dangereux pour la santé, il affecte principalement les fonctions cérébrales et rénales et est soupçonné d'être la cause de certains cancers. Cet élément est d'autant plus toxique qu'il s'évapore facilement et que ses vapeurs sont aisément assimilées par l'organisme. En France, les maladies liées au mercure ont été parmi les premières reconnues comme maladies professionnelles dès 1919. Or à ce jour, des salariés restent exposés et notre environnement n'est pas toujours protégé.

LE RÔLE DE LA MEDECINE DU TRAVAIL

Le décret du 28 juillet 2004, sous la pression du MEDEF, a modifié considérablement l'exercice de la médecine du travail. Désormais, la périodicité de la consultation médicale obligatoire des salariés est de vingt-quatre mois, au lieu de douze, et le plafond du nombre de salariés suivis par un médecin du travail est fixé à 3 300, alors qu'il est en moyenne de 2 700 aujourd'hui. Malgré l'affaire de l'amiante, les moyens alloués à la médecine du travail deviennent insuffisants au regard des missions qui lui sont confiées. Nombre de rapports officiels insistent déjà sur la sous-déclaration des maladies professionnelles en France par rapport aux autres pays européens. Et, il est clair que si les salariés ne voient plus leur médecin du travail qu'une fois tous les deux ans, cela ne va pas améliorer les choses. Cette réforme risque d'accentuer la régression de la prévention et entraîner des conséquences graves pour bon nombre de salariés.

ET NOTRE ENVIRONNEMENT ?

Le mercure rejeté dans les égouts va polluer les eaux et les cours d'eau. Après l'incinération des déchets, il sera diffusé dans l'air ou, encore, après son enfouissement, il va polluer les nappes souterraines. 140 ministres de l'Environnement réunis à Nairobi le 21 février 2009 pour le forum annuel du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) ont pris l’engagement d’élaborer un traité visant à diminuer voire à supprimer à terme l'usage du mercure. Ce revirement a été permis par l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, qui dénonce depuis des années les risques liés à ce métal toxique. Il s’agit donc de substituer, le plus rapidement possible, le mercure pour toutes ses utilisations, sauf si cela reste impossible. Or depuis des décennies, du mercure est rejeté dans les fleuves par les industriels du chlore, il se dépose dans les sédiments, est méthylé par des bactéries puis est incorporé à la chaîne alimentaire dans laquelle il se concentre peu à peu (phénomène de bioamplification). On peut donc s’attendre après le scandale du mercure atmosphérique rejeté par les industries du Chlore, celui des PCB accumulés dans les fleuves, à ce que l'on découvre celui de la pollution des fleuves français au mercure.

La santé de la population et de notre environnement doit enfin passer avant des considérations économiques, c'est la base de la sociale-écologie que je défends au Parti Socialiste. Quant au dossier des enseignes, je le suivrai jusqu'à ce que nous, le salarié et l'élue que je suis, obtenions satisfaction !